Le respect de l’environnement : hier, aujourd’hui, demain...

Des producteurs engagés pour l’environnement

Le pomiculteur tient compte des spécificités du verger cidricole pour accorder son mode de production dans le respect de l’environnement. Il profite d’une culture basée sur des variétés rustiques qui ont peu d’exigences. En outre, les fruits n’ont pas de contrainte d’aspect ou de calibre puisqu’ils sont destinés à la transformation à la cidrerie. 

Le producteur n’a donc pas besoin de préserver l’esthétique des pommes à l’aide de produits phytosanitaires.  

 

coccinelle

Qu’est-ce que la Production Fruitière Intégrée (PFI) ?

C’est une démarche dans laquelle les pomiculteurs favorisent un système de production économe, raisonné, de haute qualité pour les vergers en privilégiant les méthodes plus sûres pour l’environnement, c’est-à-dire qui minimisent l’utilisation d’intrants et les effets pour le sol, les cours d’eau et la faune.
Les producteurs de pommes à cidre répondent ainsi aux préoccupations des consommateurs afin de leur offrir une alimentation saine et un environnement préservé.

 

environnement-durable

Comment le pomiculteur protège-t-il son verger ?

Les producteurs de pommes à cidre multiplient les méthodes évitant le recours aux intrants pour lutter contre les ravageurs :
parasites, champignons et insectes qui attaquent le verger.

 

Le bio-contrôle

Le pomiculteur favorise la présence d’insectes, d’oiseaux, micro-organismes qui sont des prédateurs ou concurrents naturels de ces ravageurs.

Par exemple :

  • la larve de la coccinelle se nourrit de pucerons qui consomment la sève du pommier ;
  • les mésanges mangent les chenilles et les papillons qui se nourrissent des pommes.

La prévention des maladies (prophylaxie)

Les pomiculteurs font appel au quotidien à leurs connaissances et leur sens de l’observation pour conduire leur verger de manière responsable et respectueuse pour l’environnement.

Ainsi, le producteur œuvre avant tout à prévenir l’apparition des ravageurs et des maladies :

  • il analyse le sol et le comportement des arbres de son verger afin d’apporter la fertilisation nécessaire sans excès,
  • il met en place des pièges à insectes pour suivre l’évolution des populations de ravageurs,
  • il suit les indicateurs climatiques au quotidien pour intervenir au moment opportun et non pas de manière systématique.

 

 

 

La recherche

 

Les professionnels de la filière cidricole investissent depuis 25 ans au sein d’un institut technique collectif (IFPC) dans la recherche appliquée en faveur de modes de production toujours plus respectueux de l’environnement.


Parmi les axes prioritaires figurent notamment :

  • le développement et l'adaptation des méthodes issues de l'agriculture biologique par la pomiculteurs ;
  • la mise au point de méthodes et outils de biocontrôle ;
  • la conception de nouveaux systèmes de production au verger, sur des principes agro-écologiques ;
  • la mise au point de nouvelles variétés résistantes aux maladies.